Communiqué de Presse

La contribution Marocaine à l’Africa Energy Forum 2019 de Lisbonne

La 21ème édition de l’Africa Energy Forum se tenant actuellement à Lisbonne du 11 au 14 juin 2019, représente un rassemblement incontournable d’acteurs internationaux clés dans le secteur de l’énergie en Afrique. Rassemblement auquel a pris part Monsieur Mohammed Ghazali, Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, accompagné d’une délégation de haut niveau, apportant une mise en lumière du rôle incontournable du Maroc dans la transition énergétique Africaine, étant un centre névralgique entre l’Afrique et l’Europe.

En ce sens, M. le Secrétaire Général du Ministère de l’Energie, des Mines et du Développement Durable a donné une allocution lors de la table ronde ministérielle tenue le 11 juin 2019 sous le thème « Setting Up for Success – The next 20 Years », menant une réflexion sur l’avenir énergétique de l’Afrique durant les 20 ans à venir.

Monsieur le Secrétaire Général a rappelé les défis auxquels est confronté l’Afrique, étant le continent le plus pénalisé en matière de changement climatique, avec un paysage énergétique hétérogène, une forte croissance démographique et seulement 3% de la consommation mondiale en énergie électrique et un pays sur trois dépasse 50% de taux d’accès à l’électricité, malgré que le continent regorge d’un immense potentiel en énergies renouvelables inexploitées.

M. le Secrétaire Général a aussi cité les avancements sereins de la stratégie énergétique marocaine, basée sur les énergies renouvelables, le renforcement de l’efficacité énergétique et l’intégration régionale et ce, pour atteindre l’objectif de 52% de puissance installée de sources renouvelables fixé à l’horizon de 2030.

Aujourd’hui, la part des énergies renouvelables est d’environ 34 % dans le mix électrique. Pour les programmes d’énergies renouvelables marocains, la capacité totale installée a atteint environ 3700 MW (énergie éolienne 1215 MW, énergie solaire 705 MW et énergie Hydro-électrique 1770 MW). 55 projets ont été réalisés avec un investissement de 120 milliards de dirhams. Quant au taux d’électrification rurale, il a atteint aujourd’hui 99,68%.

Il convient de noter que nos projets dans le domaine des énergies renouvelables sont rendus possibles grâce à la mise en œuvre d'une série de dispositions législatives, notamment la loi 13-09 sur les énergies renouvelables, qui a ouvert au secteur privé le marché de la production et de la commercialisation de l'électricité à partir de sources renouvelables.

Monsieur Ghazali a conclu son intervention en précisant que la transition énergétique de l’Afrique est déjà bien engagée, influencée par les contextes et les priorités au niveau national et régional.

Toutefois, le secteur de l’énergie de la plupart des pays africains accuse un retard, en matière de voies claires pour le développement et l’intégration des énergies renouvelables, notamment en termes de cadres juridiques et de soutien au développement du secteur privé.

Il a précisé également que l’énergie ne profite pas forcément à celui qui la détient mais surtout à celui qui la maîtrise et l’adapte, raison pour laquelle les pays africains doivent mettre en place leurs propres stratégies et afficher leurs visions, planifier et programmer pour structurer la demande, mettre en place un cadrage l’égal ouvert mais transparent, développer les ressources humaines locales au niveau du Continent, promouvoir l’entreprise locale pour assurer la continuité et la création de la valeur ajoutée, mutualiser les infrastructures et renforcer l’intégration des réseaux régionaux, et développer surtout la coopération triangulaire tout en rappelant le message de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, que «L'Afrique doit faire confiance à l'Afrique», tout cela pour mieux réussir la transition énergétique en Afrique dans les années à venir.